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Kaolack - Lutte contre le Sida

L'implication des collectivités locales, une priorité

En pareils moments du processus, la croisade contre le Vih/Sida ne peut plus prospérer dans le secteur décentralisé sans l’implication massive des collectivités locales. C’est du reste le sentiment des comités régionaux de lutte contre le Sida (Crls) qui, en partenariat avec l’Agence régionale du développement (Ard) de Kaolack, ont poursuivi hier un plaidoyer en direction des collectivités locales de la région de Kaolack. C’est surtout pour renforcer le degré d’implication des élus locaux dans la lutte et amener ces mêmes institutions locales à œuvrer dans une perspective d’apporter des réponses communautaires positives à la problématique du Sida dans le Saloum.


Cette démarche consistera à inciter les collectivités locales afin qu’elles prennent désormais en compte le volet Sida dans leurs agendas et leurs budgets annuels. Une cinquantaine de participants venus des institutions locales, organisations communautaires de base (Ocb), des associations de Personnes vivant avec le Vih (Pvvih), des partenaires au développement et de la plupart des pools de lutte conte le Vih/Sida, ont pris part à la rencontre. L’objectif général visé est de réduire à la plus faible échelle l’indice de prévalence de Kaolack, pointé à 1,1% depuis bientôt une décennie.
 
Ainsi, par le biais des collectivités locales, les comités régionaux de lutte contre le Sida cherchent à disposer d’une meilleure compréhension de la maladie dans chaque collectivité. Mais aussi amener les élus à pouvoir identifier des lignes de financement au profit des acteurs, à dégager les axes d’un nouveau plan d’actions spécifique aux collectivités locales et signer une charte d’engagement dans le cadre de la lutte. Ces besoins obéissent, en même temps, à la volonté des comités de renforcer leurs actions dans cette région carrefour, qui réunit aujourd’hui tous les facteurs de transmission du Sida, et qui enregistre les taux de prévalence les plus élevés du pays, surtout avec les professionnels du sexe (28%) et les homosexuels (19,6%).

Source : Sud Quotidien